Connu dans le langage elfique sous le nom de Tyrn Gorthad (“Collines aux tombes”), les Hauts des Galgals, situé à l’est de la Vieille Forêt dans les régions de Bree en Ériador, est un endroit de mystère évité par même les aventuriers imprudents. De nos jours, l’endroit semble assez inoffensif – une région calme, de plaines et de monticules herbeux dominés par des pierres dressées, marquant le lieu de repos de grands guerriers des âges passés. Mais les charmes qui agissent sur les Hauts des Galgals sont trompeurs, et la brume affluant à la tombée du jour peut désorienter et piéger les esprits les plus courageux, les plaisantes collines se changeant en un instant en de sombres formes couronnées de dents de pierre pointues. Dans les ténèbres, les esprits diaboliques d’Angmar demeurent dans les pierres dressées et les tumulus funéraires, habitant le corps des guerriers depuis longtemps trépassés et s’élevant comme de terrifiants esprits pour récolter la vie et l’emporter à jamais au pays des morts.
Dans le Seigneur des Anneaux Online: Shadows of Angmar, les Hauts de Galgals est un endroit propice à de grandes aventures et de grands dangers. Les Galgals, pour qui le lieu fut ainsi nommé, sont d’anciens tumulus trouvés dans cette région. Ils renferment des salles cachées, fouillées par d’anciennes mains, qui dissimulent des trésors finement travaillés. Cependant, ces sombres et mystérieuses tombes renferment aussi de mauvais esprits qui ont hanté cette région il y a plus de mille ans – des esprits qui protègent jalousement les trésors de ces terres et guettent aussi les aventuriers passant par là pour les enlever au monde des vivants et les ramener dans leur royaume de l’ombre.
Dans La Communauté de l’Anneau, Tom Bombadil raconte aux Hobbits l’histoire des Hauts des Galgals.

‘Les Hobbits entendirent parler des Grands Galgals et des tertres verts, des cercles de pierre sur les collines et dans les creux parmi les hauteurs. Les moutons bêlaient en troupeaux. Des murs verts et des murs blancs se dressaient. Il y avait des forteresses sur les Hauts. Des rois de petits royaumes se battaient entre ex, et le jeune soleil brillaient comme du feu sur le métal rouge de leurs neuves et avides épées. Il y avait des victoires et des défaites ; et des tours tombaient, des forteresses étaient incendiées et des flammes montaient dans le ciel. De l’or était entassé sur les catafalques des reines et des rois morts ; et des tertres les recouvraient et les portes de pierre étaient closes ; et l’herbe poussait sur le tout. Des moutons s’avancèrent un moment, mais bientôt les collines furent de nouveau vides. Une ombre sortit de sombres endroits au loin, et les ossements s’agitèrent dans les tertres. Des Êtres de Galgals errèrent dans les creux avec un cliquetis d’anneaux sur des doigts froids et de chaînes d’or dans le vent. Des cercles de pierres grimaçaient de la terre comme des dents brisées dans le clair de lune.
Les hobbits frissonnèrent. Même dans la Comté, on avait entendu la rumeur concernant des Êtres des Galgals des Hauts des Galgals au-delà de la Forêt. Mais c’était un récit qu’aucun Hobbit ne se plaisait à écouter, même au coin d’une lointaine cheminée.’